Une licence Konami de retour après 25 ans d'absence
La franchise Survival Kids a posé ses racines sur la Game Boy Color en 1999, avant d'être suivie d'une suite réservée au marché japonais, puis d'un successeur spirituel intitulé Lost in Blue, sorti sur Nintendo DS et Wii. Ces épisodes se distinguaient par un ton nettement plus sérieux : des quêtes de survie exigeantes, non linéaires, avec plusieurs fins possibles — y compris des fins où le personnage principal ne s'en sortait pas. Ce nouvel opus sur Nintendo Switch 2 a été construit avec Unity 6, dans le cadre d'une collaboration entre Konami et Unity, conçue notamment pour mettre en avant les nouveaux outils Muse alimentés par l'intelligence artificielle du moteur. C'est donc plus de 25 ans après le premier épisode que la licence effectue son grand retour, dès le lancement de la Nintendo Switch 2.
Le scénario : une carte, une tempête, des îles vivantes
Survival Kids place le joueur dans la peau de quatre enfants intrépides, propulsés bien malgré eux dans un archipel inexploré après avoir suivi une mystérieuse carte en lambeaux. Ces îles reposent sur le dos de gigantesques créatures mi-baleines, mi-tortues, appelées les Whurtles. L'objectif est de maîtriser les épreuves de chaque île, de réunir les Pierres d'Harmonie pour dompter la tempête et de rentrer chez soi. Après la personnalisation du personnage, la première île fait office de tutoriel pour les mécaniques fondamentales : abattre des arbres, réaliser de l'artisanat léger, cuisiner et résoudre des énigmes simples.
Des mécaniques de survie accessibles et sans pression
Pas de monstres à combattre ni de compte à rebours stressant : le jeu met en scène des enfants naufragés qui doivent reconstruire leur quotidien sur le dos d'îles géantes. Sans lien avec le monde extérieur et avec un radeau brisé, la quête consiste à le reconstruire. La mécanique centrale est de retrouver les pièces manquantes du radeau et de les transporter à travers l'île, ce qui n'est pas forcément une mince affaire. Chaque île repart de zéro : les équipements comme les cannes à pêche ou les ventilateurs doivent être refabriqués à partir des matériaux dispersés dans l'environnement.
Le système d'artisanat est conçu pour rester intuitif, sans gestion d'inventaire complexe : il suffit de réunir les matériaux nécessaires à la fabrication pour passer directement à l'action. L'échec est volontairement doux : une chute entraîne un repositionnement rapide sans conséquence notable, et le manque de nourriture n'inflige pas de véritable pénalité. L'intelligence artificielle du jeu s'adapte de manière fluide au nombre de joueurs présents, ce qui permet d'aborder l'expérience aussi bien en solo qu'en groupe.
La coopération au cœur du gameplay
Un point de conception notable : les arbres et les rochers prennent plus de temps à abattre seul qu'en équipe, ce qui encourage la collaboration tout en décourageant les joueurs de se disperser chacun de leur côté. On communique, on révèle ses trouvailles, on appelle à l'aide, on se partage les tâches. Certaines situations nécessitent l'intervention simultanée de plusieurs joueurs pour activer des interrupteurs, libérer un passage, utiliser le bon outil ou résoudre une énigme ensemble.
Pour les joueurs plus aguerris, des étoiles sont attribuées dans chaque niveau selon deux critères : terminer en dessous d'un certain seuil de temps, et trouver les pierres au trésor soigneusement dissimulées. Le jeu se compose de quatre régions avec des niveaux dont chacun peut dépasser les 25 minutes de jeu. Comptez environ une douzaine d'heures pour parcourir le jeu en ligne droite, et environ le double pour atteindre les 100 % avec une exploration complète.
Options multijoueur et fonctionnalités Nintendo Switch 2
Le jeu est jouable en ligne jusqu'à 4 joueurs avec la possibilité d'utiliser le chat vocal, en écran partagé à 2 joueurs sur une même console, ou via la fonctionnalité GameShare de la Nintendo Switch 2 — permettant à 3 joueurs de jouer avec une seule copie du jeu en local, bien que cette option entraîne une baisse du framerate à 30 fps, une latence perceptible et des bords noirs à l'écran.
Le jeu exploite les fonctions multijoueurs de la Nintendo Switch 2 avec un mode écran partagé, un système GameShare (jusqu'à trois joueurs avec une seule cartouche), un chat vocal intégré, et même la possibilité d'afficher la caméra. Certains modes nécessitent une connexion Internet et un abonnement payant au service Nintendo Switch Online. Le mode multijoueur requiert une manette compatible par joueur ; des manettes supplémentaires peuvent être nécessaires et sont vendues séparément.
Présentation visuelle et sonore
Visuellement, Survival Kids adopte un style cartoon chaleureux, soutenu par des musiques tropicales douces et une ambiance sonore immersive. Chaque île déborde de charme, avec une bande-son entraînante, des effets sonores naturels et un souci du détail qui renforcent l'immersion. L'interface est claire, les actions sont intuitives, et les interactions entre les personnages ajoutent une touche attachante à l'ensemble.
Informations techniques et support
Survival Kids est édité par Konami et distribué sur support Game-Key Card pour Nintendo Switch 2. La carte doit rester insérée dans la console pour lancer le jeu. Les voix sont disponibles en anglais et en japonais. Les sous-titres sont proposés en anglais, français, italien, allemand, espagnol, portugais, japonais, coréen et chinois. Le pack de langue inclut le français, l'italien et l'espagnol. Le jeu est classé PEGI 3.